C'est quoi le vaginisme ?

Dernière mise à jour : 11 nov. 2021


Le vaginisme est caractérisé par une contraction réflexe involontaire des muscles de l’orifice vaginal et des muscules périvaginaux du premier tiers (externe) du vagin.


Ces contractions sont douloureuses, répétées et persistantes et se manifestent en réponse à toute tentative de pénétration du pénis, rendant ainsi les rapports sexuels difficile, insupportable, voire impossible.


Sur le plan anatomique, les organes sexuels sont normaux, le désir et la phase d’excitation le sont également, la lubrification se fait normalement.


Il existe deux types de vaginisme : le vaginisme primaire et le vaginisme secondaire.


Le vaginisme primaire est présent depuis le début de la vie sexuelle.


Dans le vaginisme secondaire, les spasmes peuvent au départ n’être qu’une défense contre une douleur anticipée, mais cette défense devient vite un réflexe persistant même quand la cause de la douleur a disparu.


Le vaginisme a souvent été confondue avec la dyspareunie. Ce qui les différencie sont les comportements phobiques lors d’un examen gynécologique et l’évitement de la pénétration.


La prise en charge du vaginisme est diverse : kinésithérapie, thérapie cognitive et comportementale, thérapie analytique.

Ces prises en charges consistent à découvrir et travailler sur l’origine de ce trouble.

Par la suite, il s’agira de défaire le conditionnement de ce réflexe de fermeture du vagin. Durant la phase de désensibilisation, la femme va progressivement apprendre à recevoir un doigt, puis deux… puis un pénis dans son vagin.

L’idée sera de diminuer cette contraction réflexe des muscles du vagin ainsi que la peur de la douleur. Il peut, par exemple, être préconisé de faire des exercices de caresses.

Au départ, vous caresserez une zone la plus proche de l’ouverture du vagin, une zone qui ne vous procurera pas de douleur. Et chaque jour, vous vous rapprocherez un peu plus de l’ouverture.

Vous pouvez également utiliser un miroir afin de pouvoir voir vos parties génitales.


 

Ne pas confondre pénétration difficile et vaginisme

Une pénétration difficile résulte d’une anomalie de l’orifice vaginal (hymen résistant, orifice étroit, obstruction par les os du bassin etc…), d’une phobie, d’une difficulté à s’abandonner ou du désir situationnel d’éviter la pénétration.

Tandis que dans le vaginisme, il est essentiellement d’origine psychologique et ses causes sont généralement profondes.

 

Quelques Chiffres


La prévalence du vaginisme dans la population générale est estimée de 1 à 6%

(Fugl-Meyer, 2010)


Le vaginisme affecterait entre 12 et 17% des femmes qui consultent pour une difficulté sexuelle

(Hyde et col., 2004)

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