Quels sont les troubles du désir ?

Dernière mise à jour : 4 mai

Déficience persistante ou répétée du désir d’avoir des activités sexuelles ou une absence de pensées ou de fantasmes érotiques



Le désir est un des thèmes abordés en thérapie de couple. En effet, il arrive que le désir ne soit pas le même entre les deux partenaires et par conséquence, provoque des conflits dans le couple, souvent par manque de communication (on y revient !).

Le trouble du désir sexuel peut se nommer également désir sexuel hypoactif. Il est une déficience persistante ou répétée du désir de s’engager dans une activité sexuelle ou une absence de pensées ou de fantasmes érotiques.

Dans ce cas, lorsque la stimulation sexuelle est acceptée, cela déclenche des réactions organiques normales, mas le plaisir physique qui en découle est limité et de courte durée.

Le trouble se manifeste par la rareté des activités sexuelles, une absence de désir pour ces activités, peu ou pas de rêves érotiques ou de fantasme, le désir de séduction ou d’avoir des relations sexuelles est nul ou presque. L’individu est indifférent aux avances de son partenaire et a peu d’intérêt pour les caresses sensuelles, les préliminaires et les caresses sexuelles.

Un simple mot, un geste déplacé ou une quelconque distraction peut suffire à éteindre la flamme qui a du mal à s’allumer.

Le partenaire qui a une libido régulière peut avoir du mal à comprendre l’autre. Mais attention, les besoins sexuels ne sont pas les mêmes pour tous ! Certaines personnes peuvent avoir une très faible libido et ne pas en souffrir.

Certains optent même pour le célibat et une vie sans sexualité : c’est ce que l’on nomme l’asexualité, qui n’est pas un trouble, mais un choix de vie qui ne fait pas souffrir l’individu.

Les troubles du désir se déclinent de différentes façons : on retrouve l’inhibition du désir, l’absence de désir, l’aversion sexuelle ou l'hypersexualité.

Inhibition du désir

Répression d’un désir à la suite d’un blocage.

Absence de désir

Se rattache à un vide, à une indifférence totale et réelle concernant toute idée concernant la sexualité.

Aversion sexuelle

Ou phobie sexuelle est une forme plus grave des troubles du désir.

Aversion extrême, persistante ou répétée, empêchant tout contact sexuel avec un partenaire.

L’individu éprouve un manque de désir sexuel mais manifeste aussi un sentiment de révolte ou de répulsion à l’égard de la sexualité.

Il ressent une peur irrationnelle des activités sexuelles au point d’en fuir l’idée.

Hypersexualité

Quand certains ne ressentent plus de désir, d’autres en ressentent parfois un peu trop… C’est ce que l’on appelle le désir sexuel hyperactif, ou hypersexualité, terme qui prête au débat d’ailleurs (mais qu’est ce qui ne provoque plus de débat aujourd’hui me direz-vous…).

L’hypersexualité désigne une très forte augmentation du désir sexuel ou une augmentation excessive de l’activité sexuelle. L’individu traverseraient des phases obsessives-compulsives durant lesquelles la recherche d’activités sexuelles devient une préoccupation excessive afin d’évacuer une tension (qu’elle soit sexuelle ou non !).

Durant ces phases, l’individu est détaché de ses émotions, il est aux prises avec des impulsions sexuelles très fréquentes qui surviennent généralement à l’improviste et en dehors de tout sentiment ou de toute réponse émotionnelle envers le partenaire. Parfois même, sans souci du bien-être de celui-ci (et ça, c’est NON !).

La fréquence des relations sexuelles ou des moments de masturbation peut être entre 5 à 10 fois par jour.

Plusieurs facteurs peuvent déclencher des comportements hypersexuels, vous pourrez les retrouver ci-dessous.

Une thérapie sexuelle pourra vous aider à comprendre pourquoi vous êtes à la recherche de relations sexuelles compulsives. Vous pourrez y aborder les pensées et sentiments qui en découlent et travailler à une façon qui pourra répondre à vos besoins de manière plus saine.


Causes organiques possibles

Affection des centres nerveux régissant la fonction sexuelle

Déficience, anormalité ou tumeur hypophysaire

Infections, anormalité ou tumeur des ovaires ou des testicules

Maladies chroniques du foie ou des reins

Maladie de Parkinson, diabète, crise cardiaque, épilepsie.

Dyspareunie.

Alcoolisme et autres toxicomanies

Effets secondaires de médicaments (comme les antidépresseurs).

Hyperprolactimie


Causes psychologiques et relationnelles possibles

Ejaculation prématurée et difficulté érectile du partenaire

Détresse psychologiques (anxiété, dépression, manque d’affirmation de soi, haut niveau de stress, hostilité)

Absence d’éducation sexuelle ou attitudes négatives des parents à l’égard de la sexualité, absence de plaisir

Diminution du sentiment amoureux ou de l’intérêt sexuel envers le partenaire

Déception ou problème relationnel non sexuel, relation de couple fréquemment conflictuelle ou ajustement conjugaux difficiles

Influence de la religion

Fantasmes sexuels créant des blocages

Traumatismes passés, image corporelle négative, soucis professionnels persistants

Perception négative de la sexualité ou de certaines pratiques sexuelles

Confusion d’identité de son genre

Problèmes de santé mentale

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